LA DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE

  La démocratie représentative est en crise. Elle est réduite au droit de vote. Un renversement de perspective est nécessaire : il faut intervenir sur le terrain des institutions, construire des espaces de démocratie active, reconquérir ensemble des moyens de décider et de transformer la société.
Les femmes et les hommes doivent être acteurs des décisions qui les concernent.
La démocratie participative désigne l’ensemble des démarches visant à associer les citoyens au processus de décision politique. Elle est mise en œuvre par les institutions ou renvoie à des initiatives citoyennes spontanées.
Point central de notre démarche politique, la démocratie participative vise à redonner du pouvoir d’agir aux habitant.es et est au cœur de notre programme.

   • Puisque nous faisons la différence entre démocratie participative dévoyée et démocratie participative réelle, cela pourra prendre les formes suivantes :
– Organiser des forums citoyens en amont de grands projets impactant la vie des citoyens pour les coconstruire avec toutes les personnes concernées (usagers, agents municipaux, institutionnels…). Par exemple, un débat sur l’opportunité de réaliser la Voie verte.
– Organiser un débat public avant le rapport d’orientation budgétaire et le vote du budget primitif en début d’année.
– Instituer un temps de parole avant chaque conseil municipal réservé aux associations, syndicats, etc. présents dans la ville.
– Enregistrer et diffuser en vidéo les conseils municipaux.
– Mettre en place un référendum d’initiative citoyenne, qui permet à des citoyen.nes après recueil de signatures de saisir la population par référendum, sur les grands sujets de la commune. Le maire et le conseil municipal ne doivent pas être seuls à décider des grands sujets.
– Instaurer le droit de vote à partir de 16 ans pour les référendums citoyens pour l’ensemble des habitant.es de la commune, en intégrant les personnes n’ayant pas le droit de vote du fait de leur nationalité.
– Créer des conseils de quartier animés par des travailleurs sociaux (animateurs démocratie) en charge d’impliquer les citoyen.nes pour recueillir et prendre en compte leurs besoins et leurs propositions.
Dans ce cadre, instaurer des budgets participatifs qui s’inscrivent dans des démarches de codécision. Le budget participatif (partie du budget de la collectivité pour l’investissement et le fonctionnement du conseil de quartier) permet aux citoyen.nes d’agir directement sur leur cadre de vie en proposant des projets pour leur quartier et pour la ville. Ces projets peuvent concerner des équipements de proximité, des espaces publics, des écoles, des salles de sport… (des exemples à Grenoble, Montreuil, Paris, Saillans)
– Créer des conseils jeunes citoyens pour les 13/26 ans permettant de faire des propositions.
– Favoriser la création d’associations de quartier.
– Mettre en place des salles dédiées à des réunions publiques, associatives, syndicales, culturelles, citoyennes.
– Mettre en place des supports publics d’expression libre / affichage dans la ville.
– Rénover la maison des syndicats (Bourse du travail).

     • La démocratie participative s’apprend :

  La participation à la vie publique ne se décrète pas. Elle implique de mettre en place des démarches alternatives de prise de parole et de pouvoir. Pour permettre à chaque citoyen.ne de s’impliquer, d’oser intervenir et donc pour faire vivre effectivement la démocratie avec tous et toutes, nous proposons de :
– Nommer un adjoint à la vie démocratique chargé de proposer et animer les formes de participation à mettre en place selon les sujets en débat.
– Renforcer le réseau de travailleurs sociaux qui sont des intermédiaires capables de recréer des liens de confiance avec les personnes les plus éloignées des institutions et de les faire participer. Tels des « artisans de la participation », ils seront chargés de soutenir les populations dans les quartiers pour favoriser leur implication citoyenne.
– Soutenir la formation à la citoyenneté du public adolescent / jeune adulte (dans les établissements scolaires, universitaires ou au sein des centres sociaux avec des associations d’éducation populaire ou l’adjoint à la vie démocratique).

     • Une intercommunalité qui respecte la souveraineté des communes et des citoyen.nes :

L’intercommunalité doit être un outil de démocratie directe, de coopération et non d’intégration forcée visant à faire disparaître les communes. Cela implique de :

– Se battre contre la perte de pouvoir des maires et des conseils municipaux par rapport à l’intercommunalité.
– Instaurer la démocratie participative à l’échelle de l’intercommunalité.  Pour cela créer un comité citoyen doté de moyens indispensables pour son fonctionnement, qui soit associé en amont de la décision, dans sa mise en œuvre et dans son évaluation. (Le conseil de développement est prévu par la loi, constitué de membres de la société civile et obligatoirement consulté sur l’élaboration de la politique en faveur du développement durable du territoire.)
– Instaurer des liens équilibrés, basés sur le consentement et la transparence des délibérations, entre toutes les communes de l’intercommunalité (relations horizontales entre les mairies du Grand Cahors).
– Signer la charte ANTICOR qui invite les candidat.es aux élections municipales à intégrer dans leur programme tout ou partie de ses 30 propositions pour des communes plus éthiques. Parmi ces propositions, il y a le refus du cumul de mandat de maire avec un mandat départemental, régional ou national, la reconnaissance du rôle des élus minoritaires, la transparence de l’action publique, la mise en place d’une Commission consultative des services publics locaux (obligatoire dans les communes de plus de 10 000 habitants). Ces propositions ont, bien évidemment, vocation à être déclinées à l’échelon communal et intercommunal.
Les candidats de Cap à Gauche s’engagent à signer la charte ANTICOR.
Nous refusons également le cumul des mandats de Maire et de Président de la communauté de communes pour permettre le partage des décisions.