Les libéraux veulent démolir le système de retraite solidaire, le code du travail, dépecer une bonne fois pour toutes les services publics et s’approprier tout ce qui peut se vendre et être rentabilisé comme la santé, l’énergie, les transports. Peu leur importe qu’on fasse vivre les populations dans l’urgence et la précipitation, le besoin constant, l’injustice, la concurrence, la compétition et les aliénations.

  CAP à GAUCHE milite pour la reconquête, l’extension, la modernisation et la démocratisation des services publics, avec des moyens et des effectifs suffisants. C’est la garantie d’un droit d’accès à l’électricité, aux communications, à l’école. C’est la garantie d’une vie où chacune et chacun-e est assuré-e de pouvoir satisfaire ses besoins essentiels, quel que soit son revenu, son lieu de résidence. C’est l’ouverture d’autres possibles, l’occasion d’un véritable progrès économique et social. Ce ne sont pas les marchés, soutenus par tous les candidats libéraux, mais bien les usagers, les salariés de ces entreprises et les élus qui ont à déterminer leurs orientations et leur finalité sociale.
Nous nous engageons également à remunicipaliser les services qui ont été livrés au privé et à ne pas privatiser de services publics.

     • Créer un centre de santé municipal. Défendre l’hôpital de Cahors.
Aujourd’hui, près de 30% des Cadurcien-ne-s renoncent aux soins. Les dispositifs de santé publique se réduisent (baisse du nombre de médecins, surcharge des hôpitaux et des services d’urgence). Cahors doit agir beaucoup plus efficacement pour résorber ces inégalités, résoudre ces problématiques d’accès et de permanence des soins. CAP A GAUCHE porte l’ambition d’un accès aux soins permis à chacun.e, en proximité et sans avance de frais.
Nous proposons de créer un centre municipal de santé, et non une maison de santé, dans notre ville. Il aurait pour vocation d’assurer :
– des consultations de médecine générale et spécialisée sans avance de frais pour les patient.es grâce à la pratique systématique du tiers-payant par les médecins salarié.es de la ville.
– un accompagnement personnalisé pour l’accès aux droits en matière de santé.
– des actions d’éducation thérapeutique et de prévention en lien avec les autres projets de santé que mène la ville.
– une coopération avec les associations de patients.

     • Conforter le service public de l’eau
  Nous proposons d’élargir à toute l’intercommunalité la gestion en régie publique de l’eau et instaurer la gratuité des premiers m3 d’eau (usage de base).

     • Assurer le droit au logement
A Cahors en 2018, on comptait 600 demandes de logements dont moins de la moitié à peine a été satisfaite. Nombre de nos concitoyen-ne-s sont encore aujourd’hui mal logé.es et touché.es par la crise du logement (précarité énergétique, logement insalubre ou indigne : plusieurs centaines en centre-ville, etc.). C’est pour répondre à ces problématiques que la ville doit développer une politique d’habitat social volontariste.

  Nous proposons de :
– porter à un haut niveau la construction de logements sociaux accessibles à toutes et tous, sur le territoire du Grand Cahors.
– maintenir un prix abordable des loyers et des charges dans l’habitat social.
– poursuivre le développement de nouvelles formes d’habitat social et coopératif (logements accessibles aux personnes en situation de handicap, logements adaptés au vieillissement et à la dépendance, habitat participatif, structures de cologement sénior.e.s/étudiant.e.s etc.).
– amplifier les programmes de rénovation de l’habitat social pour améliorer le confort des habitant.es.
– conditionner la réalisation des programmes d’habitat social à leur proximité avec les commerces ainsi que les services et équipements publics de la ville.
– développer les aides à la rénovation des petit.es propriétaires privé.e.s.
– mener la lutte contre les expulsions locatives dans l’habitat privé.

     • Être un employeur exemplaire :
Nous proposons de :
– promouvoir l’égalité salariale entre les femmes et les hommes.
– renégocier « le pacte de solidarité » qui est actuellement injuste.
– favoriser le recrutement de personnels dans les secteurs d’activités ayant un besoin urgent (maisons de retraite, policiers municipaux, brigade verte, ATSEM).
– soutenir la promotion interne, ainsi que les formations professionnelles.
– assurer le bien-être au travail : renforcer la politique de prévention des risques au travail en lien avec l’instance représentative du personnel.
– associer les agents municipaux à l’élaboration des projets et des politiques municipaux.

     • Donner la priorité au logiciel libre dans le service public
Le Logiciel Libre est un commun informationnel à protéger et à développer. Il peut être utilisé librement, copié, adapté par tous.
Nous proposons :
– de donner la priorité aux logiciels libres et aux standards ouverts dans les services et lieux publics.
– d’accompagner systématiquement ces initiatives en sensibilisant aux logiciels libres et aux standards ouverts les publics amenés à en bénéficier.

     • Faire de l’éducation un véritable enjeu de société :
Nous proposons de :
– refuser les fermetures de classe, maintenir les écoles dans les quartiers et les petites communes de l’intercommunalité ainsi qu’un effectif réduit dans les quartiers sensibles.
– augmenter les budgets alloués aux écoles pour ne pas faire peser sur les coopératives scolaires tout le poids des sorties culturelles, sportives.
– allouer plus de transports par bus aux écoles excentrées du Centre-ville.
– étendre le dispositif de soutien aux parents et enfants en difficulté à tous les établissements scolaires.

     • Renforcer la politique en faveur de la petite enfance :
Nous proposons de :
– développer l’existant – crèches, multi-accueils, Relais d’Assistantes Maternelles – pour permettre à 100% des parents d’obtenir une place.
– développer un accueil pour les personnes travaillant en horaires décalés.
– prioriser l’accès à la crèche municipale aux Cadurcien-ne-s.

     • Agir pour le bien-vieillir à Cahors.
Les sexagénaires et plus représentent plus du tiers de la population cadurcienne. L’allongement de l’espérance de vie peut permettre à quatre générations de vivre ensemble. C’est une vraie chance pour notre société.

     Nous proposons de :
– poursuivre le soutien (technique, financier, humain) de la ville au réseau associatif et à toutes les actions déjà engagées,
– renforcer les capacités d’accueil institutionnelles des personnes dépendantes,
– renforcer les capacités d’accueil de jour pour les personnes souffrant de maladies neurodégénératives en aide aux accompagnants,
– accompagner la perte d’autonomie à domicile et en établissement en prenant en compte l’ensemble du parcours de vie.
– faciliter toutes les démarches administratives.
– accompagner les aidant.e.sdans leur engagement.
– favoriser toutes les actions de prévention, de formation, d’information et de communication organisées par les associations.
– faciliter la mise en place de nouvelles technologies accessibles aux aîné.e.s.
– accompagner les aîné.e.s dans l’apprentissage et l’utilisation de ces outils pour le maintien des liens sociaux et familiaux.
– accorder une attention particulière au vieillissement des personnes en situation de handicap.
– mettre en place de nouvelles mesures préventives, d’information et de prises en charge de nos aîné.e.s pour tout événement (climatique ou autre) ayant des conséquences sur leur santé et leur environnement.
– soutenir les luttes des retraité.e.s pour la réévaluation de leur niveau de vie, un véritable service public de l’aide à l’autonomie des personnes (à domicile et en établissement), en partenariat avec le secteur associatif, les structures de l’économie sociale et solidaire et l’ensemble des acteurs publics (État, Département, etc.).

     • Sécurité et tranquillité :
La sécurité est avant tout une affaire de prévention, d’accompagnement. Nous proposons de :
– augmenter les moyens pour un travail de prévention et de médiation avec des équipes de terrain, à l’image de ce qu’était la police de proximité : travailleurs sociaux, éducateurs, médiateurs, protection judiciaire, Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation. 
– soutenir des effectifs suffisants de la Police Nationale et de la Gendarmerie.
– renforcer les services publics, facteur indispensable de cohésion sociale, dans les quartiers.