Nous ne pouvons pas accepter avec fatalité que les inégalités sociales et économiques, la pauvreté et la précarité gagnent encore plus de terrain et ne fassent que s’accroitre.
  A Cahors :
– 16.8% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté (moyenne nationale 13.8%).
– 47.8% des foyers sont non imposables.
– de nombreuses familles, femmes seules avec enfant, salariés en situation précaire se déplacent à la Croix rouge, Emmaüs et Secours Populaire.
– 20 personnes sans domicile fixe sont identifiées lors des maraudes.
– le chômage dans le Lot est de 15% (bien plus élevé que la moyenne nationale) et touche fortement les jeunes.
La solidarité communale est un engagement réciproque qui associe tous les citoyens et acteurs locaux dans des coordinations favorables à l’intérêt de tous et au respect du droit commun. Notre projet s’appuye sur le cadre existant et un état des lieux sera réalisé avec tous les acteurs de la solidarité du territoire pour clarifier et orienter l’action communale.
Cap à Gauche porte le projet d’une ville juste pour permettre à toutes et tous de refaire ville ensemble.


     • Renforcer la mission sociale des centres sociaux
– Réaffirmer les missions sociales des CCAS et des CIAS
– Renforcer la mission de prévention et de cohésion sociale des centres sociaux en sollicitant tous les acteurs associatifs dans une démarche de coopération.

     • Créer des lieux-ressources destinés à la jeunesse
– Soutenir la mise en place de la maison des adolescents, y intégrer le planning familial, la mission locale et associer tous les dispositifs existants en charge de l’accompagnement et du soutien des plus jeunes.
– Etudier la faisabilité de l’instauration d’un revenu d’existence ouvert aux 18/26 ans.
– S’inscrire dans le plan départemental en faveur de la famille et de l’enfance et étudier, à l’issue du comité de pilotage PRE 2020, l’extension du Programme de Réussite Educative (soutien à la parentalité et à l’éducation) à l’ensemble de la ville.

     • Mettre en place une politique de l’emploi et de l’insertion plus offensive, en intégrant des dispositifs ou expérimentations qui favorisent l’insertion des personnes
– Etudier la faisabilité d’un minimum social garanti pour complèter les aides afin d’atteindre un minimum équivalent au seuil de pauvreté.
– Solliciter le classement en territoire zéro chômeur de longue durée (TZCLD) :
• créer un comité local qui associe tous les acteurs associatifs de la solidarité, les élus, les organismes de formation continue, la Direccte, Pôle-emploi, pour recenser les compétences disponibles et les besoins de la population qui ne sont pas couverts par le secteur marchand ou les services publics,
• créer une entreprise à but d’emploi (EBE) et proposer des emplois supplémentaires sur le territoire en articulation avec le tissu économique local et la transition écologique.
– Favoriser l’interaction des acteurs de l’insertion par l’activité économique (IAE) et de l’économie sociale et solidaire (ESS), organiser des journées de l’insertion et des métiers de l’économie sociale, solidaire et écologique.
– Elargir le périmètre de l’épicerie sociale et solidaire à l’agglomération.

     • Mener une politique volontariste pour assurer, dans les quartiers prioritaires (Terre-Rouge et Sainte-Valérie), un espace public adapté à toutes et tous
– Réaliser un diagnostic urbain avec les habitants pour procéder à l’aménagement des espaces publics et le réévaluer régulièrement.

     • Assurer un accès et un aménagement de l’espace public non discriminant, assurant l’usage de tous et toutes, y compris des personnes les plus vulnérables.
– Proposer des casiers solidaires (consignes) à destination des personnes sans-abris,
– Installer des fontaines à eau potable,
– Assurer l’installation et l’entretien d’un nombre suffisant d’équipements sanitaires publics, rendre leur utilisation possible la nuit,
– Ouvrir des bains-douches donnant l’accès à l’hygiène, à l’information et à l’orientation des plus démunis.

     • S’assurer que l’espace public soit accessible à toutes les personnes « à besoins spécifiques »
– S’assurer de l’accessibilité des services et établissements ouverts au public, développer le transport adapté, soutenir et élargir leur représentation à l’ensemble des projets en mobilisant les associations travaillant dans le domaine du handicap.
Créer un centre de ressources et de développement des aides aux familles et aux aidants, renforcer la clause d’inclusion dans les offres d’emplois publics.
– Développer un dispositif zéro sans-abri en appliquant la stratégie du logement d’abord (plan 2018/2022).

     • Lutter contre la fracture numérique et rendre accessible les services numériques au plus grand nombre
– Mobiliser les espaces culturels, la médiathèque, la maison des jeunes et de la culture, les centres sociaux pour permettre l’accès au numérique en sollicitant l’intervention citoyenne et bénévole pour accompagner les personnes de manière à obtenir, par la formation-action, l’autonomie et l’appropriation des outils numériques.

     • Renforcer les coopérations entre la commune et les acteurs de l’accueil et de la demande d’asile du territoire.
Adhérer à l’Association Nationale des Villes et Territoires Accueillants (ANVITA), diffuser un répertoire des associations impliquées pour encourager et soutenir le bénévolat associatif, proposer des rencontres solidaires entre les habitants.es et les personnes migrantes accueillies sur le territoire.

     • Assurer l’accueil, l’accompagnement et la réinsertion des personnes en difficulté.
– Conforter le service intégré d’accueil et d’orientation (SIAO) dans sa mission de coordination entre les acteurs de la veille sociale pour inciter à une gestion prévisionnelle des dispositifs hivernaux par la gestion d’un parc locatif dédié au plan quinquennal 2018-2022 pour la lutte contre le sans-abrisme et le logement d’abord.
– Consolider les coordinations pour lutter contre la segmentation des parcours des personnes.
– Recentrer ou renforcer l’hébergement d’urgence sur des missions de réponse immédiate et d’inconditionnalité, s’appuyer sur le plan départemental d’actions pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées (PDALHPD lot 2018/2023).
– Confier un service de domiciliation aux CCAS.
– Mener un diagnostic sur l’accueil des jeunes majeurs avec les structures existantes pour mettre en place un accueil réellement adapté.